Au Cameroun, chaque campagne agricole commence par une dépense. Semences, engrais, main-d’œuvre, transport le producteur doit tout financer bien avant de vendre le premier sac de sa récolte. Isolé, il peine souvent à convaincre une banque. Regroupé avec d’autres, il devient un interlocuteur crédible. C’est sur ce constat que la Banque Camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises a bâti AGRICASH, un crédit de campagne adossé aux organisations de producteurs (OP) pour une durée de 3 à 9 mois. Il permet aux coopératives et aux groupements d’intérêt commun (GIC) de démarrer leur saison sans attendre et de rembourser une fois la production vendue.
AGRICASH couvre les charges essentielles du cycle agricole que sont les intrants (semences et engrais), la main-d’œuvre, le transport et la logistique, ainsi que le fonds de roulement, c’est-à-dire les fonds nécessaire pour faire tourner l’activité au quotidien. Son principal atout tient à son calendrier. Le producteur ne rembourse pas en pleine saison, mais à la fin de la campagne, lorsque la récolte a été vendue. Le crédit prévoit même un différé total pendant cette période, l’emprunteur ne rembourse ni le capital ni les intérêts. Le coût du financement est connu dès le départ. Le taux d’intérêt est fixé à 3 % HT par an et les frais d’étude s’élèvent à 1 % du montant, payables lors de la mise en place du crédit. Le montant, lui, est déterminé selon le plan de campagne validé.
Au-delà de l’argent, AGRICASH renforce la structuration des organisations paysannes. Regroupés, les producteurs obtiennent un crédit qu’un exploitant isolé décrocherait difficilement, et la solidarité entre membres réduit le risque pour chacun. Le produit s’adresse aux coopératives agricoles, aux GIC et aux petits producteurs regroupés des filières riz, maïs et huile de palme, qui peuvent ainsi améliorer leurs rendements et peser davantage dans les chaînes de valeur.
La BC-PME verse les fonds directement aux différents fournisseurs, en une ou plusieurs tranches. En contrepartie, la banque s’appuie sur la garantie solidaire de l’OP, par laquelle les membres se portent garants les uns des autres, sur les contrats de vente ou engagements d’acheteurs, et sur un cash collatéral de 5 à 10 %, c’est-à-dire une somme déposée et bloquée en garantie. Pour bénéficier d’AGRICASH, le producteur doit avoir dans son actif un dossier administratif et fiscal à jour, les statuts et les procès-verbaux de la coopérative, le contrat ou la lettre d’intention d’achat, les comptes d’exploitation prévisionnels, les listes des membres et des dirigeants, ainsi que les pièces d’identité des représentants.
Notre objectif en tant que vecteur financier est de proposer des produits & services bancaires souples, flexibles et taillés sur mesure qui permettront à notre clientèle cible de développer et soutenir, sur le long terme, des projets à fortes valeurs ajoutées.
Nos produits ne sont pas seulement des produits de qualité mais ils viennent résoudre principalement le problème de financement que rencontre la petite et moyenne entreprise au Cameroun.